L'absence...

L'absence...
'Papa, est-ce que je peux te poser une question?'
- 'Bien sûr!'
- 'Combien gagnes-tu de l'heure?'
- 'Mais ça ne te regardes pas fiston!'
- 'Je veux juste savoir. Je t'en prie, dis-le moi!'
- 'Bon, si tu veux absolument savoir 35 Euros de l'heure.'

Le petit garçon s'en retourne dans la maison avec un air triste. Il revient vers son père et lui demande :

- 'Papa, pourrais-tu me prêter 10 Euro?'
- 'Bon, c'est pour ça que tu voulais savoir. Pour m'emprunter de l'argent! Va dans ta chambre et couche-toi. J'ai eu une journée éprouvante, je suis fatigué.'

Une heure plus tard, le père qui avait eu le temps de décompresser un peu se demande s'il n'avait pas réagi trop fort à la demande de son fils. Peut-être bien qu'il voulait s'acheter quelque chose d'important. Il décide donc d'aller dans la chambre du petit.

- 'Dors-tu?'
- 'Non, papa!'
- 'Écoute, j'ai réfléchi et voici les 10 Euro que tu m'as demandé.'
- 'Oh, merci papa!'

Le petit gars fouille sous son oreiller et en sort 25 Euros. Le père en voyant l'argent devient encore plus irrité.

- 'Mais pourquoi tu voulais 10 Euros? Tu en as déjà 25! Qu'est-ce que tu veux faire avec cet argent ?'
- 'C'est que... il m'en manquait. Mais maintenant, j'en ai juste assez. Papa, est-ce que je pourrais t'acheter une heure de ton temps ? Demain soir, arrive à la maison plus tôt.
J'aimerais jouer avec toi!'.......

# Posté le dimanche 09 avril 2006 08:34

Ouvrir les yeux...

Ouvrir les yeux...
"J'ai vu des hommes qui courent, une terre qui recule,
Des appels au secours, des enfants qu'on bouscule."

"Tu dis qu' c'est pas mon rôle de parler de tout ça,
Qu'avant d' prendre la parole il faut aller là-bas.
Tu dis qu' c'est trop facile, tu dis qu' ça sert à rien,
Mais c't encore plus facile de ne parler de rien."

"Alors regarde, regarde un peu...
Je vais pas me taire parce que t'as mal aux yeux.
Alors regarde, regarde un peu...
Tu verras tout c' qu'on peut faire si on est deux."

Patrick Bruel : Alors regarde...

# Posté le mercredi 26 avril 2006 07:32

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 15:59

Une femme avec une femme...

Une femme avec une femme...
"Je ne veux pas les juger
Je ne veux pas jeter la première pierre
Et si, en poussant la porte
Je les trouve bouche-à-bouche dans le salon
Je n'aurais pas l'audace de tousser
Si ça me dérange, je n'ai qu'à m'en aller
Avec mes pierres elles construiraient leur forteresse
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux, au ras du sol
Une femme avec une femme..."


Saya : Une femme avec une femme...



Et toi t'en penses quoi d'une femme avec une autre femme ? Exprime tes opinions. Nous t'écoutons...

# Posté le mercredi 26 avril 2006 07:47

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 16:04

Lettre d'un soldat à ses parents

Lettre d'un soldat à ses parents
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Je vous écris de mon lit d'hôpital,
D'un pays qui n'est pas le mien.
« Engagez-vous », m'avait dit le général,
« allons, soyons de bons citoyens !
Ensemble, nous irons combattre le mal ».

Mais le mal que j'ai vu en face de moi
N'était qu'un enfant venu d'ailleurs,
Tremblant de peur, éperdu d'effroi.
On devait lui avoir dit que le mal, c'était moi
Et que je devais périr afin que la vie lui soit meilleure.

Le général a pointé le doigt vers le mal
Et a ordonné : « feu, soldat, fais ton devoir » !
« Pardon mon général, je ne sais pas tuer,
On ne m'a appris qu'à aimer » !
Puis, j'ai vu Jean tomber, c'était mon ami.

Alors à mon tour, je suis devenu guerrier.
À l'autre bout de mon fusil, un c½ur a éclaté.
Quand le mal a frappé très fort, je suis tombé.
On venait de me prendre une partie de mon corps.
Enfin, il me restait les yeux pour pleurer sur mon sort.

Le général est venu, a serré la main qui me restait
Et m'a dit : « Bravo soldat ! Tu as servi avec amour la nation.
Tu recevras, honneurs, médailles et pension ».
« Quel amour mon général ? Je n'ai ressenti que haine et souffrance ».
Mais le général était déjà parti en recrutement.

Les combattants du mal allaient manquer.
Des hommes reviennent d'un enfer que nous nommons « guerre ».
Ils y ont laissé la santé, parfois un membre ou deux, souvent leur âme.
Des années plus tard, ils se demandent encore qui ou quoi ils ont servi :
Leur patrie ou bien d'obscurs intérêts ?


Martial Noureau

# Posté le vendredi 28 avril 2006 07:29

Un Noël pas comme les autres...

Un Noël pas comme les autres...
À la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre au magasin à rayon pour faire mes emplettes de Noël. Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mis à maugréer:
«Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire. Noël commence à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de ma coucher et de me réveiller après... »

Je me suis fait un chemin jusqu'au département des jouets et là, j'ai commencé à maugréer sur le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.

Du coin de l'½il, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5ans qui tenait une jolie poupée contre lui... Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui, je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis le petit garçon se retourna vers la dame près de lui:
«Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?»

La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
«Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter.»

Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes. Elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui et demandé à qui il voulait donner la poupée.

«C'est la poupée que ma petite s½ur désirait plus que tout pour
Noël. Elle était sûre que le Père Noël lui apporterait.»

Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement:
«Non, le Père Noël ne peut pas aller là où est ma petite s½ur maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte.»
Il avait les yeux tellement triste en disant cela.
«Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite s½ur. »

Mon c½ur s'est presque arrêté de battre.

Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit:
«J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin.»

Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin sur laquelle il tenait la poupée en me disant:
«Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite s½ur. »

Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouillai dans mon sac à main, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon:
«Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûr?»
« Ok, dit-il, il faut que j'en ai assez »
Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus.
Doucement, le petit garçon murmura:
« Merci Jésus de m'avoir donné assez de sous ».
Puis il me regarda et dit:
«J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que maman puisse l'apporter à ma s½ur, Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman mais je n'osais pas lui demander. Il m'en a donné assez pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aimait tellement les roses blanches.»

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.

J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit petit garçon éprouvait pour sa maman et sa petite s½ur était tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé... [/c
]

# Posté le vendredi 28 avril 2006 07:59